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Volvo L25 Electric à Langveldhoeve

Nous trouvons la Langveldhoeve à Heist-op-den-Berg. Depuis plus de quarante ans, la famille Van den Bruel y transforme le lait de ses propres vaches. Aujourd’hui, cela représente environ deux cents animaux. Le respect de l’animal et de la nature constitue le fil conducteur de toutes les activités de la famille. La Volvo L25 Electric s’inscrit donc parfaitement dans cette démarche.

Jan Van den Bruel a étudié l’électrotechnique, et son père Ludo est électricien. Il était donc presque inévitable qu’une chargeuse sur pneus électrique finisse par faire son apparition pour l’alimentation du bétail. Mais père et fils avaient une telle avance dans leur demande que même le vendeur a été légèrement surpris. « Nous utilisons déjà un chariot élévateur électrique sur l’exploitation depuis très longtemps », explique Jan. « Mais pour le reste, nous n’avions que des machines diesel sans AdBlue. Nous voulions donc franchir d’un coup un grand pas afin de ne plus utiliser l’AdBlue, notamment pour éviter les dysfonctionnements. À ce moment‑là, il y avait encore très peu d’exemplaires en circulation. »

Vendeur surpris

Jan et Ludo se sont adressés au concessionnaire Aerts‑Service à Hulshout, un concessionnaire agréé au sein du réseau de concessionnaires de SMT. « Nous nous-même directement demandé le modèle L25 », poursuit Jan. ‘Nous ne l’avons qu’en version électrique, vous le savez ?’, avait d’abord réagi le vendeur, quelque peu surpris. « Mais l’aspect technique nous a été très bien expliqué, y compris par le spécialiste produit de l’importateur SMT. »

La L25 Electric est équipée d’une batterie lithium‑ion de 48 V, d’une capacité de 40 kWh. Une fois totalement chargée, la machine permet de travailler entre 6 et 8 heures. Une recharge complète est possible en deux heures grâce au chargeur rapide, ou en six heures via le système triphasé classique. La machine affiche un poids d’un peu plus de cinq tonnes.

À la ferme Van den Bruel, la chargeuse sur pneus compacte est utilisée principalement pour l’alimentation des vaches. « Cela signifie que nous n’utilisons pas la machine en continu », explique Jan. « Nous ne devons donc la recharger que tous les trois jours. Un petit inconvénient est que la machine ne peut atteindre qu’une vitesse maximale de 24 km/h. Si vous roulez à cette vitesse, la consommation de la batterie augmente fortement. Pour les tâches qui nécessitent de rouler fréquemment à pleine vitesse sur la route, il faut donc bien planifier pour éviter de se retrouver avec une batterie vide. »

Jan précise qu’ils disposent d’un grand nombre d’accessoires. « Nous nourrissons, brossons, déplaçons des balles enrubannées, posons des plaques ou évacuons du fumier. Nous avons aussi un godet. Un désavantage, c’est que les accessoires de différentes marques ne s’adaptent pas toujours. Nous avons donc acheté plusieurs platines intermédiaires afin de pouvoir changer les accessoires rapidement. » Une suggestion de Jan est d’envisager un circuit de retour libre sur la machine. « Un retour sans pression serait une valeur ajoutée. Actuellement, il faut effectuer trop de manipulations lors du dételage. » Selon Jürgen Dillen, vendeur chez Aerts‑Service, cela s’explique par le fait que ces machines sont davantage utilisées dans l’industrie, où ce besoin est moins fréquent. « En agriculture, on change d’accessoires beaucoup plus souvent d’accessoire. Un tel système serait certainement utilepour une pince à balles avec les hydrauliquesflexibles. »

Les vaches sont plus calmes

Les retours sont par ailleurs uniquement positifs. « La machine est silencieuse, durable et nécessite très peu d’entretien. J’ai été surpris par sa puissance. Elle offre un couple bien plus élevé que d’autres chargeuses. » L’une des raisons de ces bonnes performances est la présence de deux moteurs électriques : l’un dédié à la traction et l’autre aux fonctions de levage. « Avec un moteur diesel classique, on sent souvent la machine s’affaisser légèrement lorsqu’on commence à lever. » Selon Ludo, la L25 est équipée de deux moteurs asynchrones, dont la vitesse est modulée par commande électronique de la fréquence. « Cela permet d’adapter le régime moteur, ce qui rend la machine bien plus efficace en termes de consommation. »

Lors du freinage, la L25 Electric récupère de l’énergie. « On peut d’ailleurs le voir sur l’écran », ajoute Jan. « L’affichage, comme les commandes, est simple mais clair. La machine est vive et réagit rapidement, c’est ce que tout le monde remarque après l’avoir utilisée. De plus, il n’y a pas de moteur qui tourne lorsque vous sortez de la machine. Et quand vous remontez, vous repartez immédiatement. Et ce n’est pas négligeable : les vaches réagissent différemment à la machine. Surtout le soir, elles restent beaucoup plus calmes. »

Aide du VLIF

Pour l’instant, la famille Van den Bruel recharge simplement la machine via le réseau. « D’une étude que nous avons fait réaliser, il ressort que cette solution est plus avantageuse qu’une éolienne, des panneaux solaires ou l’utilisation de gaz issus de la méthanisation du fumier. Cela dépend aussi des moments où nous avons besoin de la machine. »

Dans cette exploitation agricole, c’est le père qui a été le premier à proposer de passer à l’électrique. « J’étais d’abord sceptique », reconnaît Jan. « Mais c’est en l’essayant et en le voyant fonctionner qu’on se rend vraiment compte. Ensuite, nous avons pris ensemble la décision d’acheter. » Selon Jürgen d’Aerts‑Service, l’intérêt pour ce type de machines existe clairement, mais franchir le pas reste souvent difficile. « Pour convaincre les exploitants, cela aidera beaucoup si le secteur agricole puisse bénéficier de l’aide du VLIF. »

Accent sur le service

L’un des aspects les plus importants lors de l’achat d’une machine encore relativement nouvelle sur le marché, c’est le service. « Concernant Aerts et SMT, nous ne pouvons absolument pas nous plaindre jusqu’à présent. » Selon Ludo, un concessionnaire doit répondre à trois critères : être joignable, être correct et disposer du savoir‑faire nécessaire. « Quand ces trois éléments sont réunis, on peut vraiment travailler ensemble. Il faut être aidé quand c’est nécessaire, et cette confiance, nous l’avons trouvée chez Aerts. » Jürgen rebondit : « Une machine, vous pouvez en acheter partout. Nous, nous garantissons en plus un service après‑vente de qualité. »

Source: De Loonwerker

Texte et image: Seppe Deckx

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